# Kévin Réaux

Designer-Dévelopeur indépendant

- Site: https://krikrak.fr/

## Connecteur MCP WordPress

- Link: https://krikrak.fr/connecteur-mcp-wordpress/
- Published: 2026-10-27T15:12:31+01:00
- Author: krikrak

Une [précédente chronique](https://krikrak.fr/connecter-lia-avec-son-site-wordpress/)
s’arrêtait à l’IA intégrée dans l’éditeur de WordPress : reformuler un paragraphe,
résumer un article et générer des extraits. C’est le niveau découverte, celui où
l’IA assiste la rédaction.

Un étage existe au-dessus : l’IA n’assiste plus, elle administre. Via un connecteur
MCP elle lit le site, crée des contenus et publie à votre demande.

Fonctionnement du protocole dans WordPress, périmètre des capacités et connecteur
prêt à tester : voici l’essentiel.

## Comprendre le protocole MCP

MCP signifie Model Context Protocol. Ce protocole ouvert a été lancé par Anthropic
fin 2024 puis adopté par les autres grands éditeurs de modèles. Il standardise la
façon dont une IA se connecte à des systèmes extérieurs.^([(1)](https://krikrak.fr/connecteur-mcp-wordpress/#note-1))

L’image qui aide : un USB-C pour l’IA. Avant le MCP, chaque intégration entre un
modèle et un outil demandait un développement spécifique. Avec le protocole, un 
standard unique décrit ce qui est exposé et comment l’utiliser.

L’architecture est un dialogue client/serveur. L’agent IA est le client : Claude
Desktop, un IDE ou n8n par exemple. Il découvre les outils publiés par un serveur
MCP et choisit celui qui répond à votre demande.

Résultat concret : plus de copier-coller entre un chat et une administration. Vous
demandez un brouillon et l’agent exécute l’action sur le site réel.

## Fonctionnement du MCP WordPress

WordPress s’est doté d’une brique native avec la version 6.9 : l’Abilities API. 
Chaque extension peut y enregistrer des capacités avec leurs règles d’entrée et 
de sortie. Le cœur du CMS valide chaque appel.

Restait à parler le protocole. Le plugin officiel mcp-adapter s’en charge : il publie
les capacités enregistrées comme des outils MCP sur un point d’accès HTTP unique.
^([(2)](https://krikrak.fr/connecteur-mcp-wordpress/#note-2)) Sans lui, rien ne 
sort du site.

Un adaptateur seul n’expose pourtant rien d’utilisable. Les capacités viennent des
composants installés : c’est le connecteur qui décrit ce que l’agent peut faire 
des contenus du site.

    ```mermaid
    flowchart TB
    Z[Agent IA : client MCP] --> A[WordPress : serveur MCP]
    A --> B[mcp-adapter : exposition officielle]
    B --> C[WP MCP Abilities : contenus et médias]
    B --> D[Rank Math : SEO]
    B --> E[Abilities sur-mesure]
    ```

### L’adaptateur MCP officiel

mcp-adapter est le pont officiel de l’écosystème WordPress, open source et public
sur [GitHub](https://github.com/WordPress/mcp-adapter). Il publie chaque capacité
au format MCP et vérifie l’authentification avant toute exécution.

L’accès exige un compte authentifié par mot de passe d’application en HTTP Basic.
Un visiteur anonyme est refusé au premier contact : aucune découverte ni exécution
n’est possible.

Une fois branché, le client voit trois méta-outils. Lister les capacités, consulter
leur détail et les exécuter : c’est le fonctionnement attendu de l’adaptateur.

## Ce que l’IA peut administrer

Côté lecture : lister les types de contenus, rechercher dans tout le site et parcourir
la médiathèque. L’agent découvre la structure réelle du site avec ses types sur-
mesure et leurs descriptions.

Côté écriture : créer des brouillons, mettre à jour un contenu et importer des images.
Les actions sensibles restent filtrées par les rôles et capacités du compte authentifié.

Le paramétrage décide du périmètre. Selon le connecteur, un site expose tous ses
contenus ou une part minuscule : lecture seule pour certains types ou écriture réservée
aux brouillons.

Les garde-fous font la différence entre un outil maîtrisé et un risque. Suppression
refusée si le type ne correspond pas. Publication directe interdite sans la capacité
dédiée. Champs personnalisés validés par liste blanche. L’agent propose, WordPress
tranche.

## Tester un connecteur générique

Pour tester sans rien développer, j’ai écrit un connecteur générique : WP MCP Abilities.
^([(3)](https://krikrak.fr/connecteur-mcp-wordpress/#note-3)) Un seul fichier PHP
sans configuration qui découvre les types et taxonomies du site. Il expose 16 capacités
de lecture et d’écriture.

Sur un site avec des custom post types et des champs ACF, l’effet est immédiat :
chaque type devient administrable par l’agent dès son enregistrement dans WordPress.
Aucune ligne à modifier.

L’installation tient en trois étapes : installer le plugin mcp-adapter, déposer 
le fichier en mu-plugin et créer un mot de passe d’application pour authentifier
votre client.

[Récupérer WP MCP Abilities](https://github.com/kevin-reo/wp-mcp-abilities)

Première vérification utile : demandez à l’agent la liste des types de contenus.
S’il décrit vos articles et vos pages avec leurs descriptions, la chaîne fonctionne
de bout en bout.

## Aller plus loin que le générique

WP MCP Abilities tourne en production sur mes sites et alimente ma [stack IA](https://krikrak.fr/ma-stack-ia/)
décrite dans une autre chronique. Son périmètre reste les contenus : types sur-mesure,
médias et taxonomies.

Réglages du site, plugins tiers et workflows métier demandent des capacités écrites
pour un site précis. Si vous voulez ouvrir votre WordPress à l’IA au-delà des contenus,
c’est le genre de chantier que je prends en main pour mes clients : mes [services](https://krikrak.fr/services/).

## Sources

 1. [Model Context Protocol](https://modelcontextprotocol.io) : le site officiel du
    protocole. [retour](https://krikrak.fr/connecteur-mcp-wordpress/#note-src-1)
 2. [mcp-adapter](https://github.com/WordPress/mcp-adapter) : le plugin officiel WordPress.
    [retour](https://krikrak.fr/connecteur-mcp-wordpress/#note-src-2)
 3. [WP MCP Abilities](https://github.com/kevin-reo/wp-mcp-abilities) : le connecteur
    générique. [retour](https://krikrak.fr/connecteur-mcp-wordpress/#note-src-3)

## Connecter l’IA avec son site WordPress

- Link: https://krikrak.fr/connecter-lia-avec-son-site-wordpress/
- Published: 2026-08-24T09:09:31+02:00
- Author: krikrak

WordPress a franchi un pas : depuis la version 7, l’IA n’est plus l’affaire de plugins
exotiques, elle est intégrée au cœur du système. Connecteurs vers les grands modèles,
génération d’images, assistance à la rédaction — le tout administrable depuis votre
tableau de bord.

Mais entre le battage médiatique et ce qui sert vraiment un site professionnel, 
il y a un fossé. Cette chronique fait le tri : ce que WordPress ouvre concrètement,
les cas d’usage qui font gagner du temps, et un pas-à-pas pour tester l’IA sur votre
site gratuitement, sans engagement.

## Ce que WordPress ouvre aujourd’hui côté IA

Depuis la version 7, WordPress embarque des connecteurs IA natifs : un plugin par
fournisseur — OpenAI, Anthropic, Ollama, Gemini… — que l’on installe comme n’importe
quelle extension. Le principe est toujours le même : vous créez un compte chez le
fournisseur, vous récupérez une clé API, vous la collez dans le connecteur, puis
vous sélectionnez les modèles à utiliser. Les fonctions IA apparaissent alors dans
l’éditeur Gutenberg et dans les réglages du site.

Pas de réglage technique infernal, pas de serveur à gérer : WordPress a voulu rendre
l’IA accessible aux non-développeurs, et c’est plutôt réussi.

> **L’aparté génération d’images.** WordPress a aussi intégré la génération d’images,
> ajoutée en même temps que les connecteurs. Séduisant sur le papier — mais il n’est
> pas encore possible d’écrire un prompt système, un « prompt design », pour orienter
> la direction artistique des images produites. L’IA génère donc à sa sauce, en 
> fonction du contenu de l’article. Je déconseille la génération automatique d’images
> à la une : tant qu’on ne peut pas cadrer une direction artistique cohérente, le
> résultat fera tache dans une grille d’articles soignée.

## Trois cas d’usage réellement rentables

Toutes les fonctions IA ne se valent pas. Pour un site professionnel, trois usages
tiennent la promesse :

**1. La génération de méta-descriptions.** C’est le levier SEO le plus rentable :
Google tronque au-delà d’environ 160 caractères, et résumer un article de 800 mots
en une phrase accrocheuse de la bonne longueur, c’est exactement ce que l’IA fait
bien. Elle lit l’article, propose la description, vous relisez et validez.

_[Visuel à venir : capture de la génération d’une méta-description dans l’éditeur
WordPress]_

**2. La rédaction des extraits d’articles.** L’extrait alimente les archives, la
recherche et les partages sociaux. Rédigé à la main, c’est une corvée qu’on repousse;
généré depuis l’article, c’est réglé en deux clics.

**3. La reformulation dans l’éditeur Gutenberg.** Raccourcir, clarifier, décliner
un paragraphe pour le SEO — sans quitter l’éditeur, sans copier-coller dans un autre
outil.

Ces trois usages partagent un secret : l’IA ne part pas de zéro, elle travaille 
à partir du contenu source de l’article. Plus votre article est riche et bien écrit,
meilleur est le résultat. Ce n’est pas de la génération magique, c’est de l’extrapolation
de qualité.

## Tester gratuitement : le pas-à-pas Ollama

Pour tester, je recommande Ollama : pour un usage de test, la version gratuite est
amplement suffisante. Quatre étapes :

 1. **Installez** le plugin connecteur Ollama depuis les fonctionnalités IA de WordPress.
 2. **Créez un compte** Ollama et récupérez votre clé API.
 3. **Connectez** cette clé dans le connecteur Ollama, dans l’administration de WordPress.
 4. **Sélectionnez** les modèles Ollama à activer, depuis WordPress.

_[Visuel à venir : capture du connecteur Ollama avec la clé API renseignée et la
liste des modèles]_

Une précision pour les novices : chaque aller-retour avec une IA consomme des **
jetons** (tokens, en anglais). Une image qui parle : un jeton, c’est en gros trois
quarts de mot — le texte que vous envoyez et la réponse que vous recevez en consomment
chacun leur part. Pour des tests, restez sur des modèles légers : ils consomment
peu et répondent vite.

| Modèle | Poids | Idéal pour | Consommation | 
| llama3.2 | 3B | reformulation, méta-descriptions | Très basse | 
| gemma2 | 2B | réponses rapides, extraits courts | Très basse | 
| qwen2.5 | 3B | multilingue, reformulation | Basse | 
| mistral | 7B | textes plus longs, extraits détaillés | Basse |

Les quotas du compte gratuit évoluent : vérifiez les limites du moment dans votre
tableau de bord Ollama. Piste à creuser si vous voulez prolonger les tests : NVIDIA
propose lui aussi un accès API gratuit — le connecteur WordPress reste à confirmer,
je le testerai et je compléterai cette chronique le cas échéant.

## Limites, coûts et garde-fous

Côté budget, un usage de test ne coûte quasiment rien : la version gratuite d’Ollama
couvre largement les trois cas d’usage ci-dessus. La facture n’arrive que si vous
industrialisez — et à ce stade, vous saurez déjà ce que ça vous rapporte.

Côté garde-fous, trois réflexes :

 * **La qualité du contenu source d’abord.** L’IA extrapole l’existant : un contenu
   de base médiocre produira des méta-descriptions et des extraits tout aussi médiocres.
   Soignez vos articles, l’IA fera le reste.
 * **La relecture humaine reste obligatoire.** Jamais de texte généré publié sans
   passage de contrôle : l’IA propose, vous décidez.
 * **La transparence.** La réglementation européenne encadre les contenus générés
   par IA. Plutôt que d’étiqueter chaque texte, je recommande une mention globale
   dans les mentions légales du site, informant que certains contenus et méta-descriptions
   sont partiellement générés par IA. Pas de contournement — juste une information
   claire, au bon endroit, sans alourdir chaque page.

Et quand dire non ? Deux cas de figure. D’abord, les sites en cours de construction:
si les contenus ne sont pas figés, l’IA n’a rien de solide à extrapoler — elle reste
alors une simple aide à la rédaction, pas une génératrice. Ensuite, les pages hautement
stratégiques — offre, vente, argumentaire — où la précision maîtrisée des mots-clés
exige une rédaction humaine, écrite au mot près.

## Pour aller plus loin

Cette chronique reste volontairement basique : l’objectif était de faire tourner
en conditions réelles les fonctionnalités IA de WordPress 7. Connecter son site 
intégralement avec une IA — contexte, agents, outils — c’est un autre niveau, à 
base de connecteurs type MCP : ce sera l’objet d’une prochaine chronique. En attendant,
si l’automatisation sans code vous intrigue, lisez [Découvrez n8n, un automate](https://krikrak.fr/chroniques/decouvrez-n8n-un-automate/).

Et si vous voyez le potentiel mais pas le temps de le déployer proprement sur votre
site, c’est exactement le genre de chantier que je prends en main — mes [services](https://krikrak.fr/services/).

## Stack IA auto-hébergée

- Link: https://krikrak.fr/ma-stack-ia/
- Published: 2026-08-21T17:25:20+02:00
- Author: krikrak

Cette chronique ouvre les coulisses de l’atelier. Voici la stack IA auto-hébergée
qui tourne au quotidien dans mon activité.

Le socle repose sur des services Docker auto-hébergés. Des fournisseurs externes
complètent le socle quand la tâche l’exige.

L’ensemble tient en trois étages : mémoire documentaire, cockpit de pilotage et 
bras automate. Le schéma ci-dessous relie chaque brique.

Le schéma et le panorama décrivent l’existant. Rien de théorique : chaque brique
tourne déjà.

    ```mermaid
    flowchart LR

      subgraph docs["Docs - mémoire froide"]
        direction TB
        docsmd["Markdown et dépôts Git"]
      end

      oikb["oikb"]
      qdrant["qdrant
    base vectorielle"]
      ollama["ollama
    modèle local"]
      extai["Fournisseurs externes
    OpenAI, Anthropic, Mistral et NVIDIA"]
      n8n["n8n"]
      openterm["open-terminal
    sandbox Docker"]
      git["Git
    Forgejo et GitHub"]
      creds["Credentials"]

      subgraph owui["open-webui"]
        direction TB
        knowledges["Knowledges"]
        chats["Chats, notes et mémoire"]
      end

      subgraph ordi["ORDI"]
        direction TB
        vscode["VS Code"]
        owuicptr["owui-cptr"]
      end

      docsmd --- oikb
      oikb --- knowledges
      chats --- knowledges
      knowledges --- qdrant
      qdrant --- owui
      qdrant --- n8n
      ollama --- owui
      ollama --- n8n
      ollama --- ordi
      owui --- n8n
      owui --- owuicptr
      openterm --- owui
      n8n --- git
      n8n --- creds
      n8n --- owuicptr
      git --- ordi
      git --- docsmd
      extai --- owui
      extai --- n8n
      extai --- ordi
    ```

## Les briques en un coup d’œil

La plupart des briques tournent en Docker sur le serveur. Voici le rôle de chacune.

Les sections suivantes reprennent chaque étage dans l’ordre du schéma. De la mémoire
au poste de travail.

Ce panorama bouge avec les besoins. La stack décrite ici est celle d’aujourd’hui,
pas un dogme.

| Brique | Rôle | 
| oikb | Synchronisation des documents vers les Knowledges | 
| open-webui | Cockpit : chats, notes, mémoire, savoirs et automations | 
| qdrant | Base vectorielle pour le RAG | 
| ollama | Serveur de modèles local auto-hébergé | 
| Fournisseurs externes | OpenAI, Anthropic, Mistral et NVIDIA | 
| n8n | Workflows d’agents, automations et serveurs MCP | 
| open-terminal | Linux virtualisé en Docker pour exécuter et versionner | 
| Git | Dépôts sur Forgejo et GitHub | 
| owui-cptr | Terminal open-webui sur le poste de travail | 
| VS Code | Développement sur le poste de travail |

## Une mémoire froide en markdown

Tout part des documents en markdown. Fiches de compétences, documentations externes
et dépôts GitHub forment la mémoire froide.

oikb synchronise cette mémoire vers les Knowledges d’open-webui. Le service tourne
en Docker avec le reste de la stack.

Les dépôts vivent sur Forgejo et GitHub. Git versionne la documentation comme du
code.

Cette mémoire froide ne dépend d’aucun service tiers. Les fichiers restent ouverts,
exportables et réversibles.

## open-webui, le cockpit

open-webui sert de poste de pilotage. Chats, notes et automations s’y retrouvent.
La mémoire des conversations y vit aussi.

Les Knowledges s’appuient sur qdrant, une base vectorielle dédiée au RAG. Les documents
deviennent interrogeables en langage naturel.

open-terminal ajoute un terrain d’action : un Linux virtualisé en Docker pour exécuter,
construire et versionner.

Les chats alimentent aussi les Knowledges. Une conversation utile devient une ressource
durable.

## Des modèles locaux et externes

Un serveur ollama auto-hébergé fournit le socle local. Un modèle unique couvre les
usages quotidiens.

Quatre fournisseurs externes complètent le socle. Le cockpit et l’automate y accèdent
par API.

Chaque fournisseur se branche sur le cockpit comme sur l’automate. Le choix dépend
de la tâche.

Le socle local permet de traiter des données sans les exposer à l’extérieur.

## n8n, le bras automate

n8n orchestre l’ensemble : workflows d’agents, automatisations et serveurs MCP.

L’outil puise dans la base vectorielle pour contextualiser ses agents. Il déclenche
open-webui et le sandbox selon les besoins.

Les identifiants restent centralisés en un point. Notion, messageries et API tierces
s’y retrouvent. Un seul endroit à sécuriser et à auditer.

Chaque automatisation suit le même chemin documentaire. Les workflows vivent en 
Docker et se versionnent dans Git.

## Le poste de travail

Sur mon ordinateur, deux outils consomment la stack : VS Code pour le code et owui-
cptr pour le terminal.

owui-cptr relie open-webui à la machine. Les agents pilotent un vrai terminal depuis
le cockpit.

VS Code reste l’outil central du métier. La stack ne remplace pas le savoir-faire:
elle l’assiste.

Les modèles restent joignables depuis le poste. Le cockpit comme l’automate exposent
leurs API.

## Ce que la stack garantit

La documentation reste en markdown sous Git. La connaissance vit dans une base maîtrisée.
Les actions passent par des automates lisibles. Rien ne se retrouve enfermé dans
une boîte noire.

Cette première passe décrit l’architecture telle qu’elle tourne. Coûts réels et 
limites suivront dans une mise à jour.

Un dernier point d’honnêteté : cette stack demande de l’entretien. Chaque brique
se met à jour et se surveille.

Vous voulez une stack pareille sans y passer vos soirées ? C’est le type de chantier
que j’accompagne. J’en parle sur mes [services](https://krikrak.fr/services/).

[Discutons de votre stack](https://krikrak.fr/services/)

## Être designer numérique sur Ubuntu

- Link: https://krikrak.fr/designer-numerique-ubuntu/
- Published: 2023-08-21T15:54:08+02:00
- Author: krikrak

## Interface hautement personnalisable

Bureaux, étagères, tableau de bord, fenêtres… repensez votre métaphore d’interface
avec Gnome.

Cela semble être une futilité mais lorsque vous êtes dans le feu de la création,
avoir une interface fluide, immersive et agréable sont – pour ma part – des besoins
primaires pour faciliter la concentration.

Si comme moi vous êtes un hyper-sensible de votre environnement de travail, vous
adorerez avoir la liberté de personnaliser avec plus ou moin de finesse l’interface
d’Ubuntu.

Bien que cette dernière soit déjà relativement intuitive, j’ai profiter de ce bref
passage sur Linux pour tester [Gnome](https://fr.wikipedia.org/wiki/GNOME): un outil
qui ajoute des fonctionnalités et des options de personnalisation sur Linux.

En plus des thèmes visuel… il est possible de personnaliser, fusionner, mixer la
taskbar, le dock, les capteurs entre-autres …

Il existe évidement d’autres sur-couche, mais dans mon espace-temps, Gnome m’a semblé-
être la plus rapide a tester.

## Conception d’interface sur ubuntu

Figma : Indispensable pour la conception interfaces et même au délà

Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai ouvert pour la première fois ce logiciel!
Au quotidien, Figma a comblé la quasi totalité de mes besoins en création d’interface
et en création de contenu sur ubuntu.

Si vous connaissez déjà Sketch ou Adobe XD la prise en main sera rapide. Le plus
long sera d’importer vos projets et de vérifier si vos symboles Sketch et XD sont
bien compatible avec Figma.

Il peut être utilisé en version app ou en ligne via un navigateur web. Cet avantage
est aussi sa faiblesse car il nécessite une connexion internet pour être utilisé.

### Une alternative convenable pour la création vectorielle

![](https://krikrak.fr/wp-content/uploads/2023/08/Dark-mode-figma-ubuntu-1024x617.
webp)

### **Thèmes Figma**, bonus débloqué sur Ubuntu

Surprenant! ce bonus n’est pas présent sur la version navigateur ou sur l’app MacOs.

Sur Ubuntu, l’application native Figma propose une fonctionnalité unique: 
le changement
et la personnalisation du thème de l’interface.

## Adobe CouCou, ByeBye ☹︎

C’est le gap le plus important dans cette transition vers Ubuntu, il est très difficile(
voir impossible dans certains cas) de se passer de la suite Adobe. Il existe toutefois
quelques alternatives mais aucune n’en a la puissance.

À moins d’utiliser un émulateur type Wine ou autre, vous devrez vous armer de patience
pour remplacer la suite Adobe sur Ubuntu car les alternatives ne sont pas si nombreuses
et les habitudes de la CC sont tenaces.

Si votre bécane a un défaut de carte graphique il vous sera très difficile d’installer
la suite adobe sur Ubuntu – j’ai d’ailleurs abandonné après avoir tenté pendant 
plusieurs jours d’installer une version stable avec Wine.

> J’ai parfois l’impression d’avoir été formaté avec les interfaces et les fonctionnalités
> créative d’Adobe, n’oublions pas qu’il ne s’agit que d’un outil…

| Adobe CC | ≈ Ubuntu | 
| Photoshop | [Gimp](https://www.gimp.org/), [Krita](https://krita.org/en/download/krita-desktop/), [Photopea](https://www.photopea.com/) | 
| XD | Figma | 
| Illustrator | [Inkscape](https://inkscape.org/), [CorelVector](https://www.coreldraw.com/en/product/vector/), Figma | 
| Indesign | Scribus publisher | 
| After Effects | Natron, Figma | 
| Première | OpenShot Video Editor | 
| Bridge |  | 
| Adobe Font | [FontBase](https://fontba.se/) |

Alternatives « célèbres » d’Adobe CC disponibles sur Ubuntu

## Repenser sa manière de créer

La suite Adobe est un outils de création incroyablement addictif. C’est une drogue
dure à laquelle de nombreux créatifs sont accros. Aussi il n’est pas si simple de
s’en passer pour créer. Néanmoins, il peut être amusant de tester d’autres logiciels
à condition de s’armer de patience pour les maitriser ou même pourquoi pas remettre
en question sont propre procédé de création en expérimentant

Le fait d’avoir été contrain temporairement a m’en passer m’a permi de découvrir
quelques alternatives que voici :

## Expérience riche en découverte

En résumé, exercer le métier de concepteur d’interface sur l’os Ubuntu m’a permis
de découvrir une approche différente tant sur le maniement des outils que sur la
technique. Utiliser du matériel obsolète peut contraindre la technique.

## Recycler un ordinateur obsolète avec Ubuntu

- Link: https://krikrak.fr/recycler-ordinateur-obsolete-ubuntu/
- Published: 2023-07-21T12:00:25+02:00
- Author: krikrak

Cette chronique fait partie de la série consacrée au métier de designer numérique
sur Ubuntu. Elle raconte comment une machine condamnée a repris du service.

La série s’adresse à deux lecteurs. Celui qui cherche une alternative à Windows 
ou à macOS. Et celui qui doit composer avec un ordinateur obsolète, comme moi.

Le contexte remonte à 2019. Après un vol à la roulette, j’ai exercé mon métier pendant
quelques mois sur un MacBook Pro 2011 au GPU défaillant.

Réinstaller macOS ou Windows était impossible sans déclencher une série de bugs 
quotidiens. Une alternative plus que convenable s’est présentée : Ubuntu.

## Ubuntu, seconde vie pour un ordinateur obsolète

Linux est un système d’exploitation au même titre que macOS ou Windows. Peu connu
des métiers de la création, il est très utilisé par une communauté de passionnés
du numérique libre. Il est gratuit et personnalisable, visuellement comme fonctionnellement.

La personnalisation demande quelques bases dans le fonctionnement d’un ordinateur.
Ces bases s’acquièrent au fil des essais.

Linux s’installe sur pratiquement toutes les machines. Il suffit de connaître les
composants internes de la vôtre pour la ressusciter.

Le système de base reste léger. Après la première installation, on se retrouve presque
avec une machine sortie d’usine.

### Installer Ubuntu sans rien casser

Aucune connaissance pointue n’est requise pour tester. L’environnement d’essai vérifie
la compatibilité avec votre machine sans perturber le système déjà installé.

Précisez simplement le modèle de votre ordinateur dans un moteur de recherche. Ajoutez
le terme « installer Ubuntu ». Le [tutoriel officiel d’Ubuntu](https://ubuntu.com/tutorials/install-ubuntu-desktop)
détaille la marche à suivre.

[Tutoriel d’installation d’Ubuntu](https://ubuntu.com/tutorials/install-ubuntu-desktop)

## Un changement de temporalité

Habitué aux machines récentes, j’ai d’abord ressenti un décalage. Travailler sur
un ordinateur obsolète impose un rythme d’une autre époque. Celle où il fallait 
de la patience.

Cette lenteur peut frustrer qui a pris l’habitude de la haute performance. Abordée
sous l’angle de la maîtrise de l’outil, elle s’apaise.

Ce changement de temporalité a fait naître une forme de nostalgie. Il m’a rappelé
mes débuts dans l’informatique.

Le lien entre performance et savoir-faire s’est étiré. Reste la maîtrise primaire
de l’outil. Travailler sur Ubuntu a aiguisé mon savoir-faire.

## Un catalogue plein de surprises

Atterrir sur un nouvel OS ressemble à un jeu de piste. Le jeu consiste à chercher
des alternatives aux logiciels habituels de la création numérique.

Chaque remplacement demande un temps d’adaptation. Ce détour a du bon : la contrainte
forge des méthodes de travail différentes.

Ce jeu de piste a un effet secondaire. On réapprend à évaluer un logiciel sur ses
besoins réels. La dépendance aux habitudes s’effrite.

La série [Designer numérique sur Ubuntu](https://krikrak.fr/designer-numerique-ubuntu/)
recense les outils que j’ai testés pour exercer mon métier.

## Exemples d’utilisation d’une machine vieillissante

Motion designer sous After Effects ? Ubuntu n’offrira d’abord que peine et désarroi.
Avec des bases en JavaScript, le terrain change. Les scripts d’animation deviennent
de véritables créations, voire des interactions.

### Découvrir de nouveaux outils

Le catalogue d’applications Linux cache de belles découvertes. Chaque besoin du 
quotidien finit par trouver son logiciel. L’exercice change la façon de choisir 
ses outils.

### Tester l’accessibilité en conditions réelles

Un site accessible seulement sur des machines performantes reste-t-il accessible?
La question ne vise pas une cible ou des personnes. Elle vise le décalage entre 
une interface en ligne et un ordinateur obsolète.

Une vieille machine entre les mains teste mieux qu’un outil de mesure. Elle révèle
la charge ressentie et la taille réelle à l’écran. La sensibilité d’un vieux trackpad
pèse sur l’optimisation.

Garder sa machine vieillissante a du sens. Elle mesure grandeur nature la gourmandise
d’un développement.

## Une vieille bécane rend service

Un ordinateur obsolète rend encore bien des services. Il enseigne la patience, la
maîtrise et l’optimisation. Il prolonge la vie d’une machine que tout incitait à
jeter.

Vous prévoyez de prolonger votre matériel ou de tester Ubuntu ? C’est aussi le type
de chantier que j’accompagne. J’en parle sur mes [services](https://krikrak.fr/services/).

[Discutons de votre matériel](https://krikrak.fr/services/)

## Éco-conception d’un site internet

- Link: https://krikrak.fr/eco-conception-dun-site-internet/
- Published: 2020-04-24T08:08:40+02:00
- Author: krikrak

L’éco-conception d’un site internet peut paraître futile. Votre site représente 
une goutte d’eau dans l’océan des requêtes numériques.

Pourtant votre site est un organisme migrateur. Plus il est bien référencé, plus
il attire de visiteurs. Et plus il est optimisé, moins il pèse sur son environnement.

Cette chronique présente la démarche concrète. Un site sobre se mesure avec des 
outils standards. Il obéit à un cadre officiel. Il s’entretient par quelques gestes
systématiques.

La goutte d’eau ne disparaît pas. Elle rejoint un courant. Ce courant se nomme sobriété
numérique.

![Un organisme stylisé traverse des vagues de requêtes : métaphore du site web dans
l'océan numérique](https://krikrak.fr/wp-content/uploads/2019/09/109-Octurn.gif)

## Le poids réel du web

Le débat sur le poids du web a longtemps reposé sur des chiffres anciens. Les références
récentes donnent enfin un ordre de grandeur sérieux.

Selon l’Arcep, le numérique représente 3 à 4 % des émissions mondiales de gaz à 
effet de serre. ^([(1)](https://krikrak.fr/eco-conception-dun-site-internet/#note-1))

L’échelle des utilisateurs a changé elle aussi. Environ six milliards de personnes
utilisent Internet. ^([(2)](https://krikrak.fr/eco-conception-dun-site-internet/#note-2))

C’est ce facteur d’échelle qui rend la question sérieuse. Une page épargnée se multiplie
par des milliards de visites. Les usages comme l’IA tirent la consommation vers 
le haut. La sobriété de conception reste le premier levier d’un site.

## Concevoir d’abord pour le petit écran

Les smartphones dominent la navigation depuis plusieurs années. Le mobile first 
consiste à concevoir pour le plus petit écran puis à étendre aux écrans larges.

Cette approche limite les ressources mobilisées dès la conception. La contrainte
du petit écran fait le tri à votre place.

Elle favorise aussi l’accessibilité et l’expérience utilisateur. Un site léger se
charge vite sur un réseau mobile. Vos visiteurs y gagnent à chaque étape.

Le mobile first impose un autre réflexe sur le contenu. Ce qui compte sur un grand
écran ne se justifie pas toujours. Cette discipline de contenu sert d’abord vos 
lecteurs.

## Un cadre officiel : le RGESN

L’éco-conception n’est plus un recueil de conseils épars. Depuis 2024, le RGESN 
encadre la démarche en France. Le référentiel compte 78 critères répartis en neuf
thématiques.

Il est publié par l’Arcep et l’Arcom avec l’ADEME. Trois niveaux de priorité guident
les chantiers. Vous pouvez consulter la [page officielle du RGESN](https://ecoresponsable.numerique.gouv.fr/publications/referentiel-general-ecoconception/).

[Consulter le RGESN](https://ecoresponsable.numerique.gouv.fr/publications/referentiel-general-ecoconception/)

L’accessibilité fait partie de la démarche via le RGAA. Les deux optimisations convergent
le plus souvent. Un site éco-conçu se lit mieux avec les technologies d’assistance.

### Ce que le RGESN change pour vous

Le référentiel fournit une grille de contrôle partagée. Vous savez ce qui est vérifié
et ce qui est prioritaire. La conformité devient un argument factuel, y compris 
en appel d’offres publics.

Je peux auditer un site existant sur ces critères. Le résultat produit un plan d’action
chiffré. Le chantier se pilote ensuite par priorités.

Le RGESN s’impose d’abord dans les achats publics. Les autres secteurs l’utilisent
comme grille de confiance. Votre site y gagne un langage d’exigences partagé.

## Ce que j’applique à chaque projet

L’éco-conception s’applique dès la première maquette. Voici les gestes que je systématise
sur chaque site WordPress.

 * Images au format moderne et à la taille utile
 * Chargement des images au fil de la lecture
 * Polices limitées en nombre et en graisses
 * Animations sobres et désactivées à la demande
 * Scripts et services tiers limités aux besoins réels
 * Hébergement choisi pour sa politique énergétique

Ces gestes ne pèsent rien sur votre quotidien. Ils se décident au cadrage. Ils se
vérifient avant chaque mise en ligne.

Chaque chantier suit le même chemin. Une mesure initiale sert de base. Le plan d’action
est implémenté. La nouvelle mesure clôt le chapitre.

Je mesure chaque livraison avec Lighthouse. Un site professionnel vise 90 et plus
en performance. Ce chiffre est une base de suivi, pas un trophée.

## S’en soucier, un petit pas pour le web

Certains hébergeurs assument cette responsabilité. [OVH](https://www.ovh.com/fr/apropos/green-it.xml)
documente ses politiques écoresponsables : refroidissement naturel, énergies renouvelables.

Un projet soigné ajoute un petit pas dans le même sens. Ensemble, ces gestes forment
une dynamique réelle. Un web léger reste un bien commun pour tous.

Le numérique n’a pas à casser son chiffre pour se justifier. Il a à soigner ses 
pratiques. Une page rapide sert vos lecteurs et pèse moins sur le réseau.

Vous prévoyez un nouveau site ou une migration ? Un chantier léger et conforme exige
une méthode. J’en parle en détail sur [mes services](https://krikrak.fr/services/).

[Parlons de votre projet](https://krikrak.fr/services/)

## Sources

 1.  Arcep : [L’empreinte environnementale du numérique](https://www.arcep.fr/la-regulation/grands-dossiers-thematiques-transverses/lempreinte-environnementale-du-numerique.html),
    page consultée le 23/10/2026. [retour](https://krikrak.fr/eco-conception-dun-site-internet/#note-src-1)
 2.  UIT : [Facts and Figures 2025](https://www.itu.int/fr/mediacentre/Pages/PR-2025-11-17-Facts-and-Figures.aspx),
    page consultée le 23/10/2026. [retour](https://krikrak.fr/eco-conception-dun-site-internet/#note-src-2)
