Cette chronique fait partie de la série consacrée au métier de designer numérique sur Ubuntu. Elle raconte comment une machine condamnée a repris du service.
La série s’adresse à deux lecteurs. Celui qui cherche une alternative à Windows ou à macOS. Et celui qui doit composer avec un ordinateur obsolète, comme moi.
Le contexte remonte à 2019. Après un vol à la roulette, j’ai exercé mon métier pendant quelques mois sur un MacBook Pro 2011 au GPU défaillant.
Réinstaller macOS ou Windows était impossible sans déclencher une série de bugs quotidiens. Une alternative plus que convenable s’est présentée : Ubuntu.
Ubuntu, seconde vie pour un ordinateur obsolète#
Linux est un système d’exploitation au même titre que macOS ou Windows. Peu connu des métiers de la création, il est très utilisé par une communauté de passionnés du numérique libre. Il est gratuit et personnalisable, visuellement comme fonctionnellement.
La personnalisation demande quelques bases dans le fonctionnement d’un ordinateur. Ces bases s’acquièrent au fil des essais.
Linux s’installe sur pratiquement toutes les machines. Il suffit de connaître les composants internes de la vôtre pour la ressusciter.
Le système de base reste léger. Après la première installation, on se retrouve presque avec une machine sortie d’usine.
Installer Ubuntu sans rien casser#
Aucune connaissance pointue n’est requise pour tester. L’environnement d’essai vérifie la compatibilité avec votre machine sans perturber le système déjà installé.
Précisez simplement le modèle de votre ordinateur dans un moteur de recherche. Ajoutez le terme « installer Ubuntu ». Le tutoriel officiel d’Ubuntu détaille la marche à suivre.
Un changement de temporalité#
Habitué aux machines récentes, j’ai d’abord ressenti un décalage. Travailler sur un ordinateur obsolète impose un rythme d’une autre époque. Celle où il fallait de la patience.
Cette lenteur peut frustrer qui a pris l’habitude de la haute performance. Abordée sous l’angle de la maîtrise de l’outil, elle s’apaise.
Ce changement de temporalité a fait naître une forme de nostalgie. Il m’a rappelé mes débuts dans l’informatique.
Le lien entre performance et savoir-faire s’est étiré. Reste la maîtrise primaire de l’outil. Travailler sur Ubuntu a aiguisé mon savoir-faire.
Un catalogue plein de surprises#
Atterrir sur un nouvel OS ressemble à un jeu de piste. Le jeu consiste à chercher des alternatives aux logiciels habituels de la création numérique.
Chaque remplacement demande un temps d’adaptation. Ce détour a du bon : la contrainte forge des méthodes de travail différentes.
Ce jeu de piste a un effet secondaire. On réapprend à évaluer un logiciel sur ses besoins réels. La dépendance aux habitudes s’effrite.
La série Designer numérique sur Ubuntu recense les outils que j’ai testés pour exercer mon métier.
Exemples d’utilisation d’une machine vieillissante#
Motion designer sous After Effects ? Ubuntu n’offrira d’abord que peine et désarroi. Avec des bases en JavaScript, le terrain change. Les scripts d’animation deviennent de véritables créations, voire des interactions.
Découvrir de nouveaux outils#
Le catalogue d’applications Linux cache de belles découvertes. Chaque besoin du quotidien finit par trouver son logiciel. L’exercice change la façon de choisir ses outils.
Tester l’accessibilité en conditions réelles#
Un site accessible seulement sur des machines performantes reste-t-il accessible ? La question ne vise pas une cible ou des personnes. Elle vise le décalage entre une interface en ligne et un ordinateur obsolète.
Une vieille machine entre les mains teste mieux qu’un outil de mesure. Elle révèle la charge ressentie et la taille réelle à l’écran. La sensibilité d’un vieux trackpad pèse sur l’optimisation.
Garder sa machine vieillissante a du sens. Elle mesure grandeur nature la gourmandise d’un développement.
Une vieille bécane rend service#
Un ordinateur obsolète rend encore bien des services. Il enseigne la patience, la maîtrise et l’optimisation. Il prolonge la vie d’une machine que tout incitait à jeter.
Vous prévoyez de prolonger votre matériel ou de tester Ubuntu ? C’est aussi le type de chantier que j’accompagne. J’en parle sur mes services.